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Le vague a l’âme

10 Juil

La Mer de Tasmanie Parmi toutes les belles expressions de la langue française, j’aime particulièrement celle-ci. Une image agréable de la conscience qui va et vient dans certaines réflexions empruntes d’une douce mélancolie sans pour autant sombrer. Voila donc comment j’ai vécu un moment de ce long voyage, avec chaque jour ce vague a l’âme jusque dans les viscères de la pensée. Ce n’est pas la faute d’un pays, d’un climat ou d’une population, mais plutôt la rencontre de plusieurs facteurs qui se mêlent un temps donné pour aboutir a cet état d’esprit. Rien d’alarmant donc, juste une étape lors d’une année loin de tout ce qui m’est coutumier. Moins folklorique mais constructive. Je savais par avance que ce moment viendrait dans les premiers 6 mois, il a juste duré plus long que prévus.

Le lac de Wanaka D’abord, j’ai réellement vécu avec la solitude depuis deux mois. Lorsque j’ai quitté Zobair, j’ai quitté aussi l’échange et la sociabilisassion qui font corps avec un voyage. Durant ce laps de temps, je n’ai pas crée de réelles relations. D’une part, parce que je n’en avais pas envie alors même que cela pouvait me manquer, et d’autre part, parce que les voyageurs fréquentés étaient différents. La plupart, cherche du travail et demeure ici pour un long séjour. D’ailleurs, ce ne sont pas de réel voyageur pour la plupart, simplement des gens qui veulent s’expatrier un moment. Beaucoup fuit ce qu’ils n’aiment pas en France. Les options sont donc différentes et le concept voyageur-aventurier ne se rencontre plus si souvent. Dans ce cadre, je ne rencontre pas d’alter-ego a proprement parler et je fais figure de marginal avec ma tente et mon duvet. Le temps que je ne passe pas a parler, je l’utilise a réfléchir. Je cherche du courage et de l’inspiration chez Nelson Mandela, Alexander Supertramp, Mohammad Mossadegh, Sir Edmund Hillary, Mehdi Ben Barka, Bruce Chatwin… Parfois avec intelligence, souvent en tournant en rond.

Une recherche d'inspiration sur les péripheries de Rotorua Ensuite, le pays s’est confronté a mes aspirations. J’ai déjà fait allusion au froid et la pluie du kiwi-hiver mais il n’y a pas eu que cela. La Nouvelle-Zélande est un pays colonisé très tard, moins de 200 ans, ce qui pourrait laisser a penser qu’il est encore aujourd’hui, relativement préservée.

Une maison isolée en bord de route, vers Wanaka Savez-vous d’ailleurs, que cette ile a failli être française ? En gros, nous avons accosté mais nous avions oublié le drapeau. Alors le temps de faire l’aller-retour en métropole, et les anglais en prirent possession.  Vous imaginez si l’histoire ne nous avez pas joué un mauvais tour ? Nous pourrions nous vanter d’avoir un autre territoire splendide dans le Pacifique, nous serions les maitres incontestés du rugby mondial en jouant à la fois le tournois des 6 nations et  le tri-nations et l’on pourrait rencontrer les kiwis francophones a l’accentuation inspiré de la Provence pour le Sud, de l’ile Maurice pour l’intrigue et du Québec… juste pour le fun ! Enfin bref, l’influence est plus du coté de “Good save the Queen” que de “La Marseillaise” ! Dommage.

kiwi campagne un peu avant Taupo S’il y a de nombreux parcs nationaux, de sites protégés et peu de grande agglomérations, l’évolution a l’anglaise a conditionnée tout de même les éléments naturels. Il n’y a que 4 millions d’habitants pour une surface un peu plus petite que la France. Mais le pays n’est pas vide, loin de la. Car il faut compter avec 40 millions de moutons et donc, des enclos gigantesques a perte de vus là où il y avait des forets jadis. Le territoire est quadrillé. De même, le pays des All Blacks est le seul pays occidental où je me rend durant cette année, et je sais pourquoi. Cette exception est de mon fait car je rêvais de ce territoire malgré tout depuis des années. Mais je me rend bien compte que même perdu dans l’océan, un pays occidental le reste. Du fait de sa courte histoire, il y a même moins d’attraits qu’en Europe, au sens civilisation du terme. Ni l’architecture, ni l’animation des villes n’offrent un sérieux contre poids aux kilomètres de barrières le long des routes.

centre ville de Taupo De même, la culture maori n’a pas survécue comme je l’imaginais. Si elle est mise en avant a l’étranger, en ce qui me concerne la plus grande vitrine du pays reste l’équipe de rugby, elle relève plus du vestige en sont sein. Certes, la langue maori est enseignée a l’école mais tout les représentants de ce peuple vivent a l’occidentale. Il n’y a plus que des villages model exposés aux yeux des touristes en quête de mise en scène et des spectacles rituels reconstitués d’une époque révolue. Heureusement, il reste encore cela pour les mémoires mais a mon sens,  il ne reste QUE cela. C’est un décalage important avec mes aspirations. J’imaginais que cette culture se vivait et non s’exhibait. Car il ne faut pas se leurrer, ces attractions relèvent plus de la boite à fric que du travail de mise en valeur d’une culture ancestrale. Ou alors, suis-je passé a coté de l’essentiel tout naïf que j’étais.

vous voulez de l'authentique ? Dans ce contexte, je continue envers et contre tout a arpenter les routes, malgré les vagues. De Queenstown je vais jusqu’à Picton en passant par Wanaka,Westport, Nelson et Takaka. J’hiberne dans les auberges lorsque le temps est trop mauvais. Je découvre avec tristesse qu’il y a un niveau de confort que j’arrive pas a sacrifier. J’imaginais pouvoir vivre dehors et ne dormir que 2 ou 3 fois par semaine en auberge. Je pensais pouvoir tenir en extérieur, aussi pour me rendre compte de ce qu’implique vivre dehors en hiver. Mais non, la tendance s’est plutôt inversé a mesure que le froid me glaça les os et que la pluie me démoralisa. C’est beaucoup plus dur qu’il n’y parait. Un échec.

Averse toute mignone ! J’arrive toutefois a trouver un créneaux pour marcher dans le parc Abel Tasman, en bordure de la mer de Tasmanie. Le temps est relativement plaisant et j’avale les 60 km tranquillement en deux jours. Le chemin oscille entre de beaux sous bois aux allures tropicales et de superbes plages aux eaux transparentes.

decor de bord de mer Foret aux allures tropicales Un endroit idyllique en été, j’imagine. La particularité ici, c’est qu’il faut compter avec les marrées pour traverser certains estuaires. Me voila donc, chancelant, pied nus sur les coquillages, de l’eau jusqu’aux genoux, en essayant d’éviter les crabes pourchassant mes orteils ensanglantés. Une bonne expérience. Je rencontre quelques promeneurs venus en bateau pour la journée, mais la nuit venue, je suis seul. Seul sur des plages dorées, avec le doux remous des vagues qui s’échouent sur les flancs rocailleux. Malgré la fraicheur environnante, je m’y sens bien. C’est reposant. Et lorsque l’obscurité règne, je découvre de mignons petits chapardeurs: les Possums, sorte de lémurien croisé raton-laveur. Ils vont et viennent sans peur et sans reproche. Pas farouche, ils s’aventurent jusqu’à gratter ma tente pour trouver de la nourriture. Espiègle mais tellement mignon malgré les dégâts inimaginable de ce nuisible importé, comptant 60 millions de représentants !! La pluie eut un jour d’avance, et je rentre tremblotant en ville.

ilot sous le soleil rasant de 15h une eau limpide, si seulement il faisait plus de 10°

Puis je prend le ferry pour atteindre l’ile du Nord. J’arrive a Wellington au crépuscule. Enfin une ville ! Il y a des gens dans la rue, de l’architecture aussi moderne soit-elle, des musées, des terrasses…La capitale est tout de même caractéristique d’un mode de vie serein. Les gens ne sont pas stressé. Il y a une décontraction générale apaisante dans toute l’ile. De manière générale, je pense que le pays offre de bon compromis pour s’expatrier, dans une société anglo-saxonne calme et responsable, au centre d’un milieu naturel varié et profond.

centre ville moderne arrivé sur Wellington au crepuscule 

Puis je reprend la route, vers le nord. Pamelson North, Taupo, Rotorua et Auckland. Je traverse sans trop de difficulté la plus grande partie de l’ile. Je me balade vers Taupo où le cratère de la lune renfermant des fumerolles me déçoit après le Sud-Lipez bolivien. De même les Huka Falls, un des sites les plus visités du pays. C’est une jolie rivière qui se resserre un moment, formant un torrent puissant. L’eau a une couleur bleu très pure mais rien à la hauteur de sa réputation. De même, Rotorua est une curiosité. Une ville construite sur la ceinture de feu du Pacifique a l’activité géothermique omniprésente. En atteste l’odeur de souffre a chaque coin de rue. Entendons par la d’œufs pourris. La encore, rien de très surprenant.

Village Maori pres de Rotorua. a bon ?Fumerolles du cratere de la lune. Taupo

Auckland, capitale par consensus du Pacifique Sud, offre de belles balades en milieu urbain, même si la dispersion des quartiers la rend désordonnée.

 Auckland avec sa fameuse tour, la plus haute de l'hemisphere sud queen street, l'artére de la ville modernité et audace centre ville et directions

  Malgré le peu d’activité qui rythme mes journées, je me rend compte que j’ai traversée la Nouvelle Zélande presque uniquement en stop. En dehors de 2 bus, un RER et un bateau, j’ai passé beaucoup de temps aux bords des routes. En un mois 1/2, mon budget transport fut de 50 euros. C’est un moyen de visite parfois long et difficile mais souvent surprenant. Par tout les temps, attendre des heures durant au bord de l’asphalte n’est pas forcement le paradis du voyageur mais fait partie intégrale de l’aventure.

L'un des 28 véhicules de ce voyage en NZ je ne le savais pas encore mais mon logi était juste derriere ! Un bosquet ! Il y a les compagnons de route comme les vaches avec qui je me surprend a converser, les jeux stupides comme jeter des cailloux ou construire une réplique de la dune du pila en gravillons. Et puis, les poèmes récités a hautes voix, les chansons crié a tu-tête, les danses folkloriques scabreuses destinés a appâter l’automobiliste. Parfois, je pensais dormir ici, dans ce bosquet et puis une voiture s’arrête. En une seconde tout les plans changent et j’avance de 400 km. Ou a l’inverse, j’imaginais atteindre ce point agréable au bord du lac mais je me contente de cet aplat dissimulé, 3m au dessus de la route. En Amérique du Sud, je me cachais des éventuels brigands, ici c’est la police que je crains !

au fil des routes... au fil des routes... Ce mode de transport offre une opportunité de rencontrer une foule d’amis a usage unique. (cf “Fight Club”) Du flambeur a 160 km/h sur les nationales au papy chasseur en 4X4 rouillé, en passant par les colosses Maoris ou l’étudiante asiatique.  Je dois bien avouer que malgré mon apparence vagabonde, le stop fut un franc succès et les kiwis d’une gentillesse et d’une serviabilité a toute épreuve. Déjà parce qu’ils s’arrêtent ! Et surtout parce qu’ils ne se contentent pas que de ca. Un homme d’une trentaine d’années a ainsi fait un détour de 80 km pour m’arranger et beaucoup se sont arrêté le long de la route pour me montrer quelques beaux coins, comme le lac miroir ou la mer de Tasmanie. Certains autres m’ont offert des bières ou même des pizzas. J’ai même fait une partie de la tournée d’un éboueur voulant me laisser a tout prix le plus loin possible.Un petit transport s’est transformé en apéro sur la plage avec un jeune homme prés de Palmerson North. Jamais, un transporteur ne m’a laissé n’importe où, ou démuni sous la pluie. Ils m’ont toujours déposé dans un lieu propice pour continuer ma route, ou bien m’ont laissé devant un hostel, même s’il a fallut demander le chemin mainte fois. Des gens vraiment gentil ces kiwis et dotés d’une bonne mentalité je trouve. Voila un grand intérêt du pays en toute saison.

Lac de Wanaka Arrivé a ma dernière étape, je suis heureux de partir. Si le temps déroule de manière très spécifique en voyage, il fut bien long en Nouvelle-Zélande. Je sais maintenant que je n’avais ni le timing, ni l’argent nécessaire pour voyager ici. Mais comment le savoir avant ? Et puis, je ne peux dire cela qu’après mon expérience, personne n’aurait pu me convaincre de ne pas venir, il y a un an de cela. Alors pas de regret, pas d’erreur. Juste des expériences enrichissantes et positives quoi qu’il en coute au jour le jour. Peut être reviendrai-je un jour pour donner une nouvelle impulsion a ma vision de cette région du monde, splendide par ailleurs, mais ce sera en été, avec plus d’argent et un camping-car.

paysage hivernale pres de Taupo Le jeu est de confronter une vision avec un vécu, et de ce point de vu, mon séjour ici m’a apporté beaucoup de surprise contrasté. Comme précédemment, la Nouvelle-Zélande n’est plus un nom associé a des photos mais un voyage saupoudré de souvenirs.

centre ville de Wellington Auckland

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L’Ile mystérieuse

4 Juin

 au coeur du parc national des Fiordland

Je me réveille a une heure qui n’a plus de sens. A travers le hublot de l’avion, je découvre une mer de nuages aux formes langoureuses. Et peu de temps plus tard, je pose le pied en Nouvelle-Zélande.  J’y suis enfin. Après une première idée de voyage avortée en 2008, je concrétise 3 ans plus tard l’envie de découvrir cette ile mystérieuse, aux paysages légendaires et à la culture Maori des iles paradisiaques du Pacifique Sud. Une terre colonisée très tard par l’homme, demeurée sauvage et isolée du reste du monde. Il y a en sont antre des trésors endémiques, surprenants et fragiles.

Aeroport d'Auckland Des mon arrivé, la vague de mon engouement se brise sur les roques de la réalité. A l’aéroport, la kiwi-immigration contrôle, questionne. Un européen barbu arrivant de 4 mois en Amérique Latine parait louche j’imagine. Puis la kiwi-douane adopte un comportement tout a fait singulier: les agents lavent mes chaussures de randonnées et mettent ma tente dans un frigo. Etrange sens de l’hospitalité… Passé toutes ces formalités, je traverse le terminal et m’en vais respirer ce nouvel air. J’hume l’odeur d’un nouveau continent. L’Océanie m’envahie et j’allume la cigarette de la nouvelle étape. Mais on me stop net. On ne peut fumer qu’a des endroits bien déterminés, même a l’extérieur. Ainsi rabroué et parqué, je fulmine intérieurement. Un sentiment d’enchainement en naitra, pour ne plus me quitter. J’attend passivement 26h jusqu’a mon prochain vol a destination de Christchurch, dans l’ile du Sud. Je suis toujours patraque et les 15h de décalage horaires n’arrange rien. J’ai d’ailleurs vieilli prématurément puisque la journée du 21 mai n’a duré que 5h pour moi.

A quand les gens nous jettent des p'tits cailloux ? De nouveau embarqué, je ne sais pas vraiment a quoi m’attendre en arrivant dans une ville dévastée par deux tremblements de terre en 6 mois. Au premier abord, je ne vois pas de cicatrices. Il y a des routes, un petit aéroport, un bus. La banlieue résidentielle ressemble a ces quartiers américains avec des maisons en bois peint, un petit jardin attenant et ornée de barrières blanches. Mais bien vite, je découvre une ville moribonde, ou tout le centre ville est barricadé, laissant entrevoir des immeubles dévastés, des rues écartelées et des gravats de ce qui a dut être des maisons. Presque personnes ne s’aventurent dans ce qu’il reste des rues praticable. La lumière des réverbères brise la nuit noire et froide d’une lueur jaunâtre palie par la brume épaisse de cette nuit d’hiver.

Ceci est une maison Ouvez vous m'indiquer les toilettes, s'il vous plait ? C’est dans cette ambiance post-apocalyptique que je retrouve Thomas, un ami de Paris, parti depuis 8 mois de France pour l’Australie, et visitant comme par enchantement la même ville, le même jour, lors d’un dernier baroude d’honneur avant notre chère mère patrie. Quelle bonheur de retrouver un visage familier. Pas besoin de faire connaissance, de tout réexpliquer. Depuis quelques mois, c’est la première personne a qui je parle, que je connais depuis plus de d’une semaine. Comme des fous, on se raconte nos aventures, on se questionne, on rigole aux péripéties de l’un tandis que l’on est curieux des visites de l’autre. On bafouille, on est désordonné. Il y a tellement de chose a dire que l’on s’embrouille, les discussions sont essaimés. C’est très drôle et une bonne idée de ce qui risque d’arriver lors de mon retour en France. Puis, nous parcourons ensemble les rues de cette ville au centre transformé en no man’s land, comme un film de kiwi-zombies ou de catastrophe. Le centre est encerclé de barrières. Les pompiers, les policiers et les camions font des allés et venus. Au loin, les fenêtres cassées des buildings et les églises effondrées se fondent dans le ciel gris. Il ne reste que des quartiers résidentiels et des zones industrielles. Alors on marche là ou il n’y a rien a voir mais on s’en fiche, on papote. On mets des heures avant de trouver un pub. Ce soir, pas de fiesta finalement. Tant pis. Deux jours plus tard, il s’en va me laissant dans cet univers sans envergure.

L'acces au centre ville La cathédrale désolation Au dela, impossible d'avancer Qu’il est dur de rebondir, de se remotiver lorsqu’on est troublé par ce choc des civilisations. Ca ressemble plus a l’occident et paradoxalement je m’y sens moins comme chez moi. Tout est trop propre, trop neuf, trop surveillé, trop superficiel en somme. C’est en mélangeant l’anglais et l’espagnol que je file en kiwi-bus a Queenstown, plus au sud encore. J’entrevois mes premiers paysages néo-zélandais. Un avant gout.

jeu d'ombres et de lumieres un lac sur la route

Je suis un peu perdu, je ne sais quoi faire, comment m’organiser. Le temps est bien trop mauvais pour vivre dehors aussi souvent que je le voudrais. Comme un mois de novembre en France. Pas gai. Les villes sont désertes, pas d’animations, pas d’architecture. Ou sont les rues chaotiques de La Paz ? Ou sont les marchés, les vagabonds, les vendeurs, les cafés ? Le charme ? Les rois ici s’appellent Burger King, Subway et Macdonald.

Queenstown au grés du parcours... A un moment donné, il faut bien aller quelque part. Alors je trouve le courage nécessaire pour m’activer en reprenant mon activité préférée: le stop ! La première journée n’est pas a la hauteur de mes espérances et je dors au bord de la route, derrière un grillage, entre un troupeau de vaches et une écurie.

mon arme absolue ! Un probleme de dégaine ? Je doute de mes chances de réussite avec mon look. Mais d’autres rencontres m’ont permis d’aller au Milford Sound facilement, un des fiords des plus connus du pays. C’est très beau mais froid et pluvieux. Parfois, quelques rayons de soleils percent a travers l’épais manteau nuageux pour mettre en relief les influences mythique des légendes Maoris. La lumière est spéciale, les montagnes sombres, les eaux profondes. Tout n’est que brume caressant les reliefs et froid saisissant les contours. C’est très mystérieux, envoutant.

Le lac mirroir Froid et tropical !  Lumieres Le milford sound Puis dans la foulé, je m’organise une randonnée dans le parc nationale des Fiordland: le Keepler track. 67km des crêtes battues par les vents au abysses des forets humides. Mais ce ne fut pas une expérience facile résumé en partie par le mot hiver. Il pleut, tout est humide, le vent est glacial et je gratte le givre sur ma tente le matin. J’atteint les limites de mon duvet en pleine nuit, je fais a manger en mitaines et j’écris emmitouflé de vêtements, les mains collés a ma tasse de thé. Il fait nuit a 18h et parfois je me demande même si le soleil s’est bien réveillé. Mes vêtements sont toujours humide et mon duvet jamais sec. Je découvre avec agacement les sandfly, des mouches de sable particulièrement énervante au vu de la surface découverte. Parfois, de jolis moments sont gâché par une attaque en règle de ces bestioles piquantes aux humeurs capricieuses.

Des cretes venteuses Des forets presque tropicales Des lacs au bleu profond De petits moments de lumieres Inutile de dire que je suis le seul campeur a parcourir ces terres mais cet isolement m’est profitable. Seul face aux éléments je me perd des heures durant dans mes pensées. Si le descriptif parait morose, les paysages n’en restent pas moins captivant. Cette nature demeuré sauvage s’étend a perte de vu et même si le soleil ne met pas en valeur ses plus beaux atouts, la profondeur de l’inspiration peut œuvrer. Les forets sont hautes et épaisses. Il y prolifère des fougères géantes et des mousses spongieuses. C’est le mystère qui se dégage le plus. De part les contrastes, les couleurs sombres, les lumières, les reflets, les nuages, les lacs, les brumes et les fiords. Une journée plus belle m’envoie sur les crêtes glaciale à la conquête de panoramas écrasant, riche en couleur et en sculpture.

Brume sur les sommets  Un arbre mousse Le chemin sur les cretesplateau  crepuscule petite lagune  Je ne suis pas déçu. J’en ai pris plein des yeux. Je rentre heureux d’avoir pu parcourir des sentiers au cœur du plus grand par nationale du pays. Mais les conditions de vie durant 3 jours m’ont atteint et je ne rêve que de douche, de feux de bois et de Nutella.

Moi quand je serais grand je veux etre comme ca !