Archive | mars, 2011

Sur la route de la Bolivie, l’esprit des Andes

29 Mar

Un symbole de l'independance Je me prépare a effectuer mon plus long trajet de bus pour rejoindre le Nord Ouest de l’Argentine. 32 h.  Au final, je serais resté trois jours à Puerto Iguazu, pour trois jours de bus. On ne peut pas dire que les cascades étaient vraiment sur mon chemin. Mais c’était inoubliable.

Formation rocheuse comme le facteur Cheval en Drome, Purmamarca Après avoir vu une demi douzaine de films americains, avoir mangé des repas enrubannés de cellophane, compter les 87 points rouges sur le siège de devant et dormi aussi bien qu’un veilleur de nuit, c’est les pieds boudinés que j’arrive à Salta.

Il est difficile de se loger ici car c’est un weekend de 4 jours et il y a un concert d’un artiste très populaire, Indio. Malgré tout j’ai de la chance, je dégotte une auberge pas chère, même si c’est le pire dans laquelle j’ai pu mettre les pieds. Le concert amène une population de jeunes sauvageons déchainés. Je passe une première nuit agitée. Il apparait alors clairement l’inversement proportionnel entre la grandeur des villes dans lesquelles je me trouve et les relations humaines que je parviens a me créer. Autrement dit, je me sens bien seul entouré de gens.

Ceci dit, la ville est agréable et possède un fabuleux musée. Retraçant une coutume inca capitale, il expose deux momies d’enfants offerts à la montagne.

En effet, les incas vénéraient la nature et leurs dieux représentaient certains de ces éléments. La Cordillère des Andes était donc un lieu tout trouvé pour s’attirer les faveurs du Dieu de la montagne. Au printemps, ils vénéraient la Pachamama, déesse de la fertilité. Unifiant les peuples conquis par l’empire, chaque provinces amenées des enfants choisis avec soin à Cuzco, centre des cérémonies.  Après un rituel convenu, chacun rentré dans son village natal mais en ligne droite. Le trajet pouvait durer des mois. Les multiples obstacles augmentés encore l’importance symbolique du rituel. Une fête s’en suivait au terme de laquelle les enfants, enivrés d’alcool de maïs, étaient enterrés dans leur sommeil, pour ne jamais se réveiller, offert à la montagne. C’était un honneur d’être ainsi sacrifié. Dans l’esprit des Incas, les enfants ne mourraient pas vraiment mais rejoignaient leurs ancêtres, assurant bienveillance et prospérité, depuis les cimes.

environ de Tilcara Ainsi, une expédition en 1999 découvra 3 enfants prés du pic de Llullaillaco, un volcan de 6739 m à la frontière chilienne, en faisant le site archéologique le plus haut du monde. Le froid, la faible pression atmosphérique, l’absence d’oxygène et de bactéries contribuèrent à une conservation presque parfaite des corps, pour nous donner un aperçu sans égal de la religion et de la culture inca, 500 ans plus tard. J’ai été émerveillé et touché. Une soudaine proximité temporelle, entre deux mondes.

Vestige précolombien, Pucara Je reprend malgré tout la route avant l’aube. Je commence a grimper l’altiplano, qui m’amènera jusqu’à La Paz, entre 2500 et 6000 m d’altitude. Je m’arrête une après midi à Purmamarca, un petit village d’artisans tisseurs, au pied d’une curiosité d’Argentine, la montagne aux sept couleurs.

Montagne aux sept couleurs Montagne aux sept couleurs Montagne aux sept couleurs Montagne aux sept couleurs

Très interloqué par les paysages que je parcours, je laisse mon imagination divaguée, au grés de ce délire sédimentaire. Je n’avais jamais imaginé qu’il existait de pareil paysages. Puis je flâne sur la marché artisanal.

 

Les gens sont plus tipés, plus timides aussi. Les villes sont moins structurées, les bâtiments moins hauts. Des marchands ambulants vendent tout et n’importe quoi, il y a des stands partout sur les trottoirs, aux multiples couleurs.

Marchands Ici, règne les penas, des restaurants musicaux, non pas sans rappeler les pubs irlandais, dans un style néanmoins très différent. Des villages plus authentiques émane un parfum andin encré dans des traditions ancestrales. L’ambiance a changée, bercé par des croyances mystiques.

Protection de la garganta del diablo, Tilcara En fin de journée, je rejoins Tilcara où je déniche un dortoir dans une maison de famille, pour 4 euros la nuit.

Tilcara Encore une fois, l’accueil argentin prend tout son sens ici. Il y a bien sur les ruines de la forteresse de Pucara, vestige précolombien, ou bien les champs de cactus dominés par des montagnes déchirées aux couleurs changeantes, ou ses canyons…mais je retiendrais bien plus encore ces instants chaleureux passés autour des asados, à partager avec argentins, chiliens et péruviens des histoires de nos pays, nos idées, nos préjugés. Parmi les plus conviviaux.

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Après avoir dégusté de la viande de lama, René le maitre de maison, joue un air de flute dans un silence respectueux.

René a la flute andine Alors, à 3000 mètre plus prés des étoiles, je me laisse imbibé par cette culture que je crois entrevoir. Je suis ailleurs. Un autre univers m’ouvre ses portes.

Quartier de Humamarca Un air de Bolivie flotte déjà ici. Je me rapproche de ce que Dany, à Iguazu, m’a décrit comme “El corazon de la America del Sol”. Demain, je passerai la frontière à La Quiaca, au confins de l’Argentine, à 5171 km d’Ushuaia…

Cactus geants

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Les chutes d’Iguazu, la volonté céleste

22 Mar

Les chutes d'Iguazu De Bariloche, je rallie les 500km qui me séparaient de Neuquen en une journée de stop. Les paysages changent, les moyens de transports défilent. Quatre véhicules plus tard, je me retrouve dans une position délicate.

Sur la route de Neuquen Ce brave routier m’a laissé au bord d’un rond point, en pleine zone industrielle, devant un concessionnaire BMW, gardé par deux caniches nains. (!) Il est 23h. Respirer un grand coup et évaluer la situation. Je vais grappiller quelques informations auprès de la station service. Quelles sont mes options ?

1. Camper au bord de la route: c’est une zone industrielle au bord du périphériques d’une ville comme Lyon, il n’y a pas d’herbes et beaucoup trop de passage. Et, le type de la station s’inquiète quand à ma sécurité.

2. Marcher jusqu’à trouver un endroit caché ou refaire du stop au petit jour: encore une fois, mon ami le pompiste me prévient du danger de marcher seul, de nuit, avec tous mes sacs, dans cette zone.

Bien bien…il ne me reste qu’à trouver un camping…mais il n’y en a pas ici. D’après mon guide, il n’y a qu’une auberge de jeunesse dans cette ville peu touristique mais à plusieurs kilomètres. A cours d’alternative, je prend  un taxi, pour la première fois. Arrivé devant l’adresse de l’hostel, une pancarte annonce que l’auberge n’est plus ici. Il est minuit, je suis fatigué et incertain quand a mon avenir immédiat. J’ai besoin d’aide. J’aborde alors un voisin, qui m’informe de la nouvelle adresse de l’auberge, à l’autre bout de la ville. Encore une fois, il me parle de danger et m’indique une route plus longue mais plus sur. J’avance alors sur mes gardes dans cette ville décidemment si dangereuse. 30 min après, je trouve enfin l’hostel,et l’unique lit de libre. Fin de la journée. Ouf.

Peu avant Neuquen Fidele a l’enseignement d’un grand maitre chinois dont le nom m’échappe, je prouve par cette anecdote qu’il y a toujours du bien dans le mal. En effet, je rencontre immédiatement Daniel qui me prend sous le bras. C’est un argentin vivant comme beaucoup, en tant que résident permanent à l’auberge, rempli d’hispaniques. Neuquen qui devait être simplement l’étape d’une nuit, se transforme le lendemain en asado convivial typique argentin. Seul au milieu de ce cercle presque familiale, au bord d’une rivière, dans un parc, nous passons la journée du dimanche à manger de la bonne viande grillée, vidant quelques chopines de bière, vin et Fernet-Branca en jouant au volley. Sirotant un maté, je me sens encore une fois privilégié: une journée au cœur de l’Argentine. Aucune tradition n’est plus universelle ici que le barbecue.

Cordoba vu des toits Mais le routard ne peut s’éterniser, et je roule jusqu’à Cordoba, la plus belle ville coloniale du pays, plus de 1000 km au Nord. 15h de bus après, je découvre cette cité finalement décevante, au centre du pays. La ville est jolie sans être belle, l’auberge est remplie d’anglophones, en cercle fermé. Ils ont eux aussi cette tendance très british et méprisante, de ne parler que dans leur langue. Je reste en retrait de ces gens, sympathique par ailleurs, qui survolent le pays sans s’attacher à le comprendre. Me semble-t-il. Seul le musée de la mémoire, en hommage aux disparus lors des dictatures des années 70, la discussion sur un banc avec le “papy pigeons” et la sortie nocturne avec deux argentines, parvient a relever l’intérêt de ces trois jours.

avenue San Martin, Cordoba De là, je prend un nouveau bus sans regrets, à destination de Puerto Iguazu. Les 25h de trajet sont longues, très longues…J’ai sympathisé avec un couple d’italo-argentin vivant en Espagne. Ils sont artisans, et voyagent en travaillant sur les marchés. Une fois a destination, nous louons un appartement. J’évite donc les auberges aux nombreux services mais plus chère et loin du pays. Une pause dans la petite guerre que je mène depuis quelques temps à l’anglais. Je refuse de le parler.  Selon moi, il est trop difficile de pratiquer, et d’apprendre, deux langues en même temps, et puisque je parlerai la langue de Shakespeare tout le reste de mon voyage, il est bien normal de s’attacher au castillan pour l’heure.

avec Stefania et Dany Ici, ce n’est déjà presque plus l’Argentine. La terre est rouge et poussiéreuse, l’air humide et chaud, les villages sont construits de taules et les forets denses sculptent des paysages radicalement différents de ce que j’ai pu voir jusqu’alors.

Comptant parmi les sites les plus époustouflant de la planète, les chutes d’Iguazu s’inscrivent dans un cadre fascinant, a cheval entre le Brésil et l’Argentine: deux parcs nationaux composés de forets tropicales humides, abritant une faune et une flore très diverses. Leurs puissances, leurs tailles et le bruit qu’elles émettent en fond un spectacle inoubliable.

Les chutes d'Iguazu Selon la légende guarani, celles-ci furent crée par un dieu de la foret en colère. Caroba, un guerrier indien, avait enlevé une jeune fille du nom de Naipur, dont la divinité s’était épris. S’échappant à bord d’un canoë, le dieu fou de rage fit s’effondrer le lit de la rivière devant les amoureux, en formant les chutes abruptes ou Naipur tomba, s’immortalisant en rocher. Caroba survécu sous la forme d’un arbre, au pied de sa douce pétrifiée.

Naipur et Caroba   Je compte me rendre des deux cotés des chutes en commençant par le Brésil. Un énorme complexe touristiques très cadré m’attend. Si je me suis senti à l’étroit au Perito Moreno, j’ai carrément suffoqué ici avec une affluence incroyable. Mais le spectacle est au rendez vous. Sur plus de deux kilomètres, le lit du fleuve Rio Iguazu se rompt brutalement avant de confluer avec le Rio Parama, un des fleuves des plus puissant de la planète, L’énorme rivière au cours tranquille se transforme soudain en une déferlante d’eau. 80 mètres plus bas, le Rio s’écrase sur les rochers dans un bruit sourd, soulevant d’énormes nuages de pluie fine agrémentés, au grés du soleil, par de délicat arc-en-ciel. Le Brésil offre des vues panoramiques mais reste du coup assez loin des chutes en elle même. Sans aucune possibilité de randonnée.

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       Profitant d’une panne de réveil, je me rend le lendemain au jardin des colibris lors d’une journée tranquille. Fascinante petites bêtes, peu farouches et joyeuses.

Un Picaflores En Argentine, le parc est bien plus intéressant. Plus vaste, il offre des chemins de randonnées tranquilles au sein de la canopée tropicale, s’élevant jusqu’a 30 mètres de haut, Cette jungle presque impénétrable fourmilles d’insectes, de reptiles et de mammifères comme le charmant coatis, cousin du raton-laveur. Les nombreux oiseaux font vivre la foret au mille et un sons de leurs chants.

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Tantôt, les parcours surplombent les chutes, tantôt ils déroulent juste au pied de celles-ci,  que l’on peut effleurer du bout des doigts, dans un nuage de gouttelettes. Puis, un petit train serpente jusqu’au chef d’œuvre de la nature, la gorge du diable. Sur 1 kilomètre, des passerelles enjambent le cours d’eau pour déboucher sur un gigantesque gouffre, où je jette une bonne partie des eaux. Il est impossible d’en voir le fond, tant les millions de litres d’eau forment d’énormes nuages.

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Je reste un long moment devant la puissance inouïe de la nature, tétanisé a l’idée que ce spectacle perdure depuis des temps ancestraux. Mais d’ou vient toute cette eau ? Il est incroyable d’imaginer que le débit de ce flot s’étale depuis des millénaires. Ce lieu n’a pu existé que par la volonté d’un Dieu ancien, tellement il allie beauté, délicatesse et puissance. De même, la différence est frappante entre le cours d’eau si paisible en amont et la colère rugissante de la Garganta del Diablo.  Je me suis resté sans voix à la vue de cette cascade qui se jetait sous mes pieds. Un vertige dans le monde tropical.

La Garganta del Diablo Je repars de ce lieu céleste avec des images impérissables. Seul l’affluence touristiques et l’exploitation qui en découle m’ont privé de liberté. Mais comment pourrait-il en être autrement ?

Un sentiment touristique Ceci dit, comme pour rappeler que malgré tout, l’homme ne pourra jamais dompter la nature, lors de mon passage aux Cataratas d’Iguazu, deux touristes ont péris lors d’une excursion en bateau, happés, sans doute, par le Diable lui même. Ce tragique accident restaure un peu d’humilité face à notre éternelle arrogance.

Une derive

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Au fil de la Route 40, des paysages, des figures…

13 Mar

La route 40 Pas de nouveaux paysages ici. Simplement des expériences enrichissantes saupoudrés de hasards bénéfiques, une ambiance. En soi, mon objectif. J’ai réussi a me perdre, loin des sentiers battus. Peu de photos également car les histoires que j’ai à conter ne peuvent pas se montrer, seulement se vivre…

les plaines PatagonesJe me suis donné 5 jours pour arriver à Bariloche et parcourir les 1200 km en stop. C’est donc en autonomie que je pars d’El Chalten, après avoir dit au revoir aux Incahuellas.  Le début fut plus difficile que prévus. Après 24h, une nuit au bord de la route, un vent de face à faire reculer un lama et des tonnes de poussières ingurgitées , je suis  à 100km du point de départ. Je me suis embarqué dans une expédition ! La route 40 parcoure tout le pays du Nord au Sud. Certain tronçons sont goudronnés, beaucoup d’autres non. Sur certaines parties, il ne passait pas plus de trois voitures par heure. Le stop c’est un peu le jeu du “tout ou rien”. Ca peut être très enrichissant comme très difficile. Et la magie de la chose, c’est qu’on ne peut jamais savoir à l’avance !

IMG_2568C’est un peu après Tres Lagos que je rencontre Irene et Raphael, un couple de suisse allemand. Sans que nous le voulions, nos chemins vont se joindre durant 5 jours. Par un jeux de fabuleux hasards et destins croisés, nous avons finis  ensemble les quelques 1000km qui nous séparé alors de la région des lacs, à El Bolson et non Bariloche. Une ville plus petite à la réputation hippie.

Petit concert hippie à El Bolson Durant ce périple, nous avons été pris en stop par le très loquace Ricardo, un vieux paysan vivant isolé mais qui n’a pas oublié le sens de l’hospitalité. Il nous amène chez lui, nous offre le maté puis nous invite chez des amis pour diner et dormir. Il y a eu Juan, un routier aux allures de David Charvey avec qui nous avons parcouru 600 km dans une journée avant de fêter ça au restaurant. Et beaucoup d’autres….

Le territoire de Ricardo Nous avons traversé les plaines infinies de Patagonie qui nous ont offert leurs plus belles lumières, découvert des localités poussiéreuses aux allures de Far west, oubliées des touristes. Bruce Chatwin, un célèbre écrivain-voyageur , décrit ces villes comme “des carrefours insignifiants, avec des routes partants dans toutes les directions, et menant nul part.” (En Patagonie, 1975) Comme c’est vrai ! Car, c’est aussi un voyage dans le temps, à la rencontre de ces argentins si sympathiques qui m’échappaient jusqu’alors. De ces hommes qui vivent souvent seuls, isolés dans des domaines gigantesques. De pures joies d’aventuriers…

 

L’arrivée à El Bolson fut sans transition.  Mon Dieu, la civilisation !! Un très agréable marché artisanal vient agrémenter cette petite bourgade décontractée. D’autant plus que c’est le carnaval… Je retrouve un peu de chaleur ici, autour des barbecues que nous organisons jusqu’à tard dans la nuit.

 

2 jours plus tard, il a bien fallu partir. Germain, routier de son état, m’emmène dans son camion de farine jusqu’à Bariloche. Je parle tout juste assez castillan pour lui faire la conversation durant le trajet, armé de mon dictionnaire. Je ne fais que passer dans la grande ville. Je vais plus au Nord, à Villa Agostura pour louer une bicyclette durant 3 jours, parcourir les fameux 110 km de la route des 7 lacs.

Mais ce fut un revers cuisant ! Une première vraie galère. Deux jours de pluies et un vélo cassé eurent raison de moi, sur une route moins spectaculaire que prévus. Faire du stop sous la pluie, dans la boue, avec un vélo cassé sous le bras, c’est un peu comme courir avec des lacets attachés. Ca n’est pas pratique et on se lasse vite! Je suis trempé mais un chauffeur de bus à pitié de moi et me sauve de la noyade, moyennant paiement.Un vélo et un sac de 15kg sur la route des  lacsJe pars de cette ville déçu où je me suis pris un instant pour une vache à lait dans la région des lacs. Une usine à touristes méprisante, loin de la chaleur humaine du cœur du pays. Les gens ne sont pas les même dans les régions touristiques. Et paradoxalement, je participe un peu plus à cette perversion.

Je me réconforte en m’offrant une auberge panoramique à Bariloche, à la consonance trop américaine. Avant de remonter vers le Nord, sans trainer. Le temps passe et je dois rejoindre la Bolivie. Mais avant, un détour immanquable vers les chutes d’Iguaçu, à la frontière du Brésil. La route est longue…mais j’ai eu ce que je voulais en Patagonie. Du contact, des histoires, des souvenirs. J’emporte avec moi un morceau de la gentillesse de ces gens, dans une plaine d’humanité.

Aucune retouche pour cette devanture de bureau de tabac !